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La production cinématographique est effondrée. Aucun investisseur ou financier ne prendra le risque, qu’implique l’existence de « la chose » COVID, d’investir dans de la production cinématographique de salle vue la complexité technique de produire un film à partir de 2020. Les producteurs délégués eux-mêmes ne peuvent plus risquer ‘comme avant’ à prendre sur leurs sociétés la responsabilité de produire.

 

Les distributeurs à terme n’auront plus rien à distribuer. Les salles dont la masse a doublé de volume en 20 ans pour répondre à l’offre de demande de films suite à la création du système de la carte illimitée vont toutes fermer de moitié et se remplir de toiles d’araignée. Avez-vous déjà vue une salle de cinéma crever ? Il suffit de visiter aujourd'hui la salle de cinéma abandonnée d’une base militaire fermée pour s'en rendre compte.

 

La seule voie possible actuellement pour avoir une chance de survie dans la nouvelle Industrie cinématographique, c’est de cibler la problématique de la prise de vues lors du tournage face aux nouvelles règles de vie légales et mutantes liées à la Covid, cad à l'ère postCOVID. Le simple fait de prévoir un tournage sur une période prédéfinie de 2 mois devient obsolète car ingérable, la prise de vues devra être organisée sur la base de blocs de tournage temporaires distincts, espacés dans le temps et étalés sur une ou deux années, des blocs que l’on peut déjà appeler : des modules.

Cet espacement devrait permettre de produire un film en temps classique, cad en deux ans, le montage pouvant être effectué entre la réalisation des modules. C'est une autre façon de s'organiser, les producteurs devront s'y plier.  

Le cinéma modulaire, les acteurs pour ne pas disparaitre de l'écran devront s’y adapter et leurs agents le comprendre s’ils veulent que leurs 10% ne deviennent pas que du sable.    

 

La seule solution qui permet de construire, et pour les prochaines années, c’est de tourner une nouvelle forme de cinéma : petites équipes, petits matériels numériques, petits budgets, scénarios adaptés, montages inventifs,  tournages modulaires, en mode furtif  Int & Ext, un cinéma "bricolé" loin des formes académiques automatisées, cad un  cinéma émancipé des normes techniques industrielles habituelles.

C'est la loi COVID, nul n'y peut rien contre, et le vaccin n'y changera rien sur la forme puisque la problématique est liée à la peur, la peur n'ayant rien de rationnelle. ​

  • 5 à 10 personnes en équipe technique de base tournage.

  • Caméra de poing en lumière naturelle repérée ou ajustée.

  • budget 500 000 à 800 000 euros maximum.

Ce sera comme cela les prochaines années.

J'ai donné un entretien sur le Cinéma Modulaire au magazine Les Fiches Du Cinéma en 2015, à lire ici [ENTRETIEN]

Je réalise actuellement une fiction (de 3h) selon cette méthode "de survie", en poussant à l'extrême les règles, sans financement, sans équipe, sans matériel, sans autorisation, notamment avec Jean-Pierre Léaud qui a accepté de jouer le jeu de cette méthode, gracieusement, en y apparaissant. Des modules en version pocket cinéma sont en ligne durant la période de post production, vous pouvez voir les modules en construction ici [OURCQ TLS MODULES]

THIERRY PODA

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